Situation à l’usine Kénogami de Produits forestiers Résolu : Le gouvernement préfère défendre la compagnie plutôt que les travailleurs
Jonquière, le 7 décembre 2011 – Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, est indigné de l’attitude des ministres Clément Gignac et Serge Simard qui abandonnentcomplètement les travailleurs de l’usine Kénogami de la multinationale Produits forestiers Résolu.
En réponse, hier, à une question de Sylvain Gaudreault à l’Assemblée nationale, le ministre Gignac a déclaré « qu’il défendait le gros bon sens » et qu’il n’utiliserait pas de fonds publics pour maintenir à flots des usines qui n’ont pas d’avenir. « Comment le ministre peut-il parler d’une usine sans avenir, alors qu’il n’a pas encore reçu le plan d’affaires de la compagnie ? » se questionne Sylvain Gaudreault. « Moi, je parle avec les gens qui fabriquent le papier, qui participent aux réunions de production chaque jour et qui savent que leur usine est rentable. », a-t-il poursuivi.
« Et comment le ministre Gignac peut-il dire du même souffle qu'il a demandé à PFR de ne pas prendre de décision quant à des fermetures éventuelles tant qu'il n'aura pas le plan d'affaires de la compagnie et en même temps défendre la compagnie quant à ses décisions de fermer les machines numéros 6 et 7? De deux choses l'une : soit que le ministre ne nous dit pas tout ce qu'il sait ou soit qu'il est complètement ignoré par la compagnie. Dans les deux cas, son comportement est inacceptable! »
Il y a quelques jours à peine, Richard Garneau, pdg de Produits forestiers Résolu, déclarait que l’hydroélectricité du Saguenay génère 40 % des profits de la compagnie au Québec. « Le vrai gros bon sens, ce serait de profiter du rapport de forces que les baux à renouveler sur la rivière Shipshaw donnent au gouvernement pour exiger que la compagnie accorde au Saguenay—Lac-Saint-Jean sa juste part des retombées » observe Sylvain Gaudreault qui constate que le ministre Gignac se laisse mener en bateau par la compagnie et que le ministre Simard se complait dans un silence béat.
« Alors qu’il existe un plan pour moderniser la machine à papier numéro 6, le ministre défend la multinationale qui veut enrichir ses actionnaires et ses dirigeants sans se soucier des travailleurs et de la région qui lui fournit ses richesses ! C’est totalement scandaleux », s’est insurgé le député de Jonquière.
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Source : Jean-François Caron, attaché politique de Sylvain Gaudreault
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