Usine Kénogami : Sylvain Gaudreault propose des solutions concrètes
Jonquière, le 24 novembre 2011 – À la veille de la grande marche de solidarité qui aura lieu samedi pour soutenir les travailleurs de l’usine Kénogami, le député de Jonquière Sylvain Gaudreault réaffirme qu’il existe des solutions concrètes pour assurer le maintien des activités des deux machines de la papeterie.
Le gouvernement jouit actuellement d’un rapport de forces exceptionnel, contrôlant la ressource forestière et les forces hydrauliques alors que cinq baux sont à renouveler sur la rivière Shipshaw. « En difficulté financière, Produits forestiers Résolu est bien mal placée pour faire la loi. Le gouvernement doit en profiter pour imposer une nouvelle vision », affirme le député qui propose un plan en trois points.
- Premièrement, il faut de toute urgence analyser le projet de modernisation de la machine à papier numéro 6. Une étude de marché a conclu à la rentabilité de ce projet visant à produire un nouveau grade de papier pour un marché de niche. Le gouvernement doit amener la compagnie à explorer plus à fond cette idée.
- Deuxièmement, si la viabilité de ce projet se confirme, il faut s’assurer qu’il se réalise. « Je ne fais pas confiance à la compagnie, obsédée par le rendement aux actionnaires », affirme Sylvain Gaudreault. « Il faut pousser Produits forestiers Résolu à se doter d’un plan qui va plus loin que le simple remboursement de sa dette », poursuit le député qui rappelle que la Caisse de dépôt et de placement du Québec a récemment investi 211 millions $ dans un projet de papeterie au Tennessee. « Il n’y a pas de raison pour qu’on ne puisse pas faire la même chose chez nous, dans la plus grande région forestière du Québec ».
- Troisièmement, il faut s’assurer de maintenir en opération la machine numéro 6, qui est rentable, jusqu’à sa modernisation. « Des améliorations mineures sont possibles et l’ingéniosité des travailleurs peut être mise à contribution pour tirer le maximum de la machine. » Sylvain Gaudreault donne en exemple l’usine Vaudreuil de Rio Tinto Alcan : « On a prédit sa fermeture depuis des décennies et pourtant, non seulement cette usine est toujours en activité, mais grâce à la volonté des dirigeants et aux efforts des travailleurs, son espérance de vie vient encore d’être prolongée de dix ans ».
« Dans d’autres coins du monde, la forêt procure beaucoup plus d’emplois dans la transformation. Le bois y est vu comme un matériau d’avenir, écologique et renouvelable. Il est temps de reprendre le contrôle sur nos richesses naturelles pour en retirer ce qui nous revient », conclut Sylvain Gaudreault qui invite toute la population à participer à la marche de samedi.
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Source : Jean-François Caron, attaché politique du député de Jonquière, (418) 817-5064


